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Conservateur et humaniste

Je ne me reconnais plus dans les multiples courants politiques du jour. Entre néolibéralistes, populistes, communistes, capitalistes, et autres -istes, il y a peu de place qui reste pour avoir une discussion franche, posée, et éclairée sur les débats de l’heure. Heureusement, j’ai un blog! Vous trouverez dans ces lignes un petit survol de ma philosophie personnelle.

Cette philosophie emprunte plusieurs préceptes de courants qui sont traditionnellement diamétralement opposés. Pourtant, elle n’est pas “centriste” pour autant. Il est donc difficile de la résumer en quelques mots; vous excuserez la longueur de ce billet.

Je me considère plutôt “conservateur” dans le sens initial du terme: quelqu’un qui a une réticence au changement. J’aime les vieilles choses et les traditions. Je suis généralement sceptique lorsqu’on propose de grands changements bouleversants dans un domaine ou un autre. L’histoire a maintes fois démontré que les changements radicaux créent plus de mal que de bien, même lorsqu’ils sont guidés par des gens de bonnes intentions.

C’est pourquoi je vois d’un œil sceptique cette tendance de notre génération à vouloir couper les ponts avec le passé. Censurer des non-mots (“nègre”). Renier la grammaire traditionnelle en faveur de l’écriture “inclusive”. Rebaptiser les rues et vandaliser les statues de personnages historiques. Ces actes sont souvent justifiés par le désir de ménager le bien-être d’autrui. Ce désir prend racine dans une sorte d’individualisme extrême qui prime sur le bien commun.

Pourtant, je ne me réclame pas de la “droite”. Lire les chroniques de Christian Rioux, Denise Bombardier ou Mathieu Bock-Côté me répugne tout autant que la censure. Pourquoi? Parce que ces gens de la “droite” font souvent des raccourcis intellectuels inexacts et fourbes. Ils ont un propos froid qui déshumanise les enjeux de la société. Il y a peu de nuances dans leurs propos.

Humain: c’est bien là le fil conducteur de ma pensée. Dans tout débat de société, il faut mettre l’humain au centre de la discussion, car nous construisons cette société pour les humains. Les principes éthiques et dogmes rigides s’effondrent lorsqu’ils causent plus de malheur que de bien.

Or, cet humanisme est fondamentalement incompatible avec l’individualisme de la gauche radicale. L’humain est conditionné à vivre en société, et cette société doit se tenir sur des bases qui sont partagées par la majorité de ses ressortissants. Nous devons donc revenir à un mode de pensée communautaire. Un mode de pensée qui nous guide dans la construction d’un ensemble de valeurs communes: la démocratie, l’amour, la famille, l’éducation, l’environnement. Dirigeons nous vers cet idéal, mais à petits pas prudents!

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